> Actualités > Soutien continu à la Jeune Garde !
jeudi 8 mai 2025
Le 29 avril, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé entamer une procédure de dissolution de la Jeune Garde. Cette odieuse dissolution était réclamée de longue date par les extrêmes droites de toutes obédiences, et c’est dans une réponse à une interpellation du député RN Sébastien Chenu qu’elle a été annoncée. Le symbole était fort : d’une part, le gouvernement confirmait une nouvelle fois sa servilité devant le RN ; d’autre part, une organisation connue et respectée à Lyon pour son salutaire travail antifasciste de terrain était injustement ciblée par la répression de l’État.
Les extrêmes droites, qu’il s’agisse de partis vociférant à l’Assemblée nationale ou de groupuscules de rue ouvertement fascistes, en veulent à nos libertés publiques, syndicales, associatives. Elles n’hésitent pas à recourir à la violence. Depuis des années, elles cherchent à faire de Lyon leur fief. La population de la ville le sait malheureusement trop bien et sait ce qu’elle doit à la Jeune Garde.

Mardi 6 mai, à Lyon, devant la préfecture du Rhône, près de 500 personnes ont répondu à un large appel unitaire, initié par le collectif Fermons les locaux fascistes, pour dire leur opposition à cette tentative de dissolution.
L’union départementale Solidaires Rhône, membre comme la Jeune Garde du collectif Fermons les locaux fascistes, salue le succès de ce rassemblement organisé en urgence. Quelques jours après la manifestation intersyndicale du premier mai porteuse du mot d’ordre « pour nos droits, pour la paix, contre l’extrême droite », quelques jours avant la mobilisation du 11 mai contre l’islamophobie et le racisme en mémoire d’Aboubakar Cissé, l’antifascisme occupe une place incontournable et d’actualité dans nos luttes.
À travers la Jeune Garde, c’est tout l’antifascisme et notre camp social qui sont visés. Après la Jeune Garde, à qui le tour ? Nous, syndicalistes antifascistes, ne voulons pas la réponse à cette question. Nous ne resterons pas les bras croisés sans rien faire et nous assurons nos camarades membres de la Jeune Garde de notre soutien continu et sans faille.