> Actualités > Non aux expulsions ! Soutien à l’ECG et aux personnes expulsées (...)
jeudi 31 octobre 2024, par
Pendant 5 ans l’ECG a été un lieu de vie militant et populaire à la Guillotière, un lieu de rencontre et d’organisation pour beaucoup de militants et un soutien précieux pour de nombreuses personnes. Nous saluons fraternellement les camarades qui ont participé à cette initiative qui donne de l’espoir dans la lutte et dans la solidarité ! Nous dénonçons sa fermeture, et l’échec des élu·es à trouver une alternative à ce lieu dont les ressources vont cruellement manquer à des personnes frappées de précarité notamment pour nos camarades victimes de politiques de plus en plus racistes.
Après l’expulsion de l’ECG par une quarantaine de CRS, laissant de nombreuses personnes à la rue, la préfecture a réalisé deux nouvelles expulsions : l’expulsion de 70 mineur·es non accompagné·es au 13 rue Neyret le 21 octobre, puis le squat rue Chevreul le 23 octobre.
Chaque année la crise du logement à Lyon s’aggrave : le nombre d’écoles occupées par des familles sans-abris augmente. Des locataires HLM s’opposent à la démolition de leur quartier. Les bailleurs sociaux oublient leur vocation sociale et expulsent des habitant·es pour répondre à des contraintes économiques et des campements de tentes s’installent dans la ville, faute de solutions d’hébergement décent.
La préfecture, au lieu de protéger les jeunes mineur·es du square Beguin, mis·es en danger pendant la dernière tempête, les a ignoblement laissé·es affronter seul·es les intempéries, sans leur apporter de secours. Les récentes expulsions de squats, à quelques jours de la trêve hivernale, montrent que la préfecture, qui pourrait réquisitionner, préfère protéger des bâtiments vides plutôt que de loger des hommes, des femmes et des enfants qui ne demandent qu’à être traité·es décemment.
Les collectifs de travailleuses sociales et de travailleurs sociaux, alertent sans relâche sur la sur-saturation du 115 ("on nous demande de hiérarchiser la misère" a récemment déclaré le président de la FAS), sur le manque d’hébergements d’urgences et se sont notamment opposé·es cet été à la scandaleuse fin de prise en charge pour toutes les femmes avec enfants de moins de 3 ans par la Métropole de Lyon.
Alors que tous les voyants sont au rouge, et que l’hiver s’annonce, Solidaires Rhône appelle à la solidarité avec les personnes à la rue, et apporte tout son soutien aux travailleureuses sociaux-ales en 1ere ligne face à cette crise, ainsi qu’aux militant·es des collectifs qui se mobilisent pour garantir un toit pour tous·tes.
Nous revendiquons :
• 1/ L’arrêt immédiat de toute expulsion sans relogement
• Un plan de construction de 200 000 logements sociaux par an, en priorité ceux adressés aux plus bas revenus (PLAI, PLUS) pour répondre aux 2,6 millions de demandes ;
• Supprimer la RLS (Réduction de loyer de solidarité) et la baisse des APL depuis 2017 ;
• 2/ Mobiliser les logements vacants, dont la réquisition pour faire respecter les loi existantes en matière de logement ( le droit à l’hébergement jusqu’au relogement, la loi DALO)
• Réguler le marché immobilier, locatif et les locations touristiques Airbnb, sans quoi le cancer de la crise du logement continuera à s’étendre sans entrave et sans limite ;
• Un contrôle strict des loyers dans les secteurs privés et publics, ainsi que de la salubrité des logements
Un toit c’est un droit !