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Communiqué suite à la manifestation du 1er mai 2024

jeudi 16 mai 2024, par Solidaires Rhône R.L.


Comme chaque année, le 1er mai est l’occasion pour l’union syndicale Solidaires de mettre en valeur les luttes que les travailleuses et les travailleurs mènent contre l’exploitation et pour l’émancipation, notamment à travers une manifestation intersyndicale.

Cette année, nous réclamions aussi, avec l’intersyndicale, la paix dans un contexte international particulièrement violent.

Or, de paix, il n’en a pas été question.

Plus encore que l’an passé pendant le mouvement des retraites, la manifestation a fait l’objet d’une répression policière aussi brutale qu’aveugle.

Première humiliation gratuite de la part des forces de l’ordre, avant même le départ de la manifestation : des fouilles au faciès sur de nombreuses personnes approchant le point de départ. Humiliation à laquelle nous refusons de nous habituer.

Au passage du carré de tête intersyndical et des premiers camions syndicaux à Saxe-Gambetta, la police a chargé une première fois, coupant le cortège en frappant et en interpellant des manifestant·es sans aucune sommation audible préalable.
À la sortie du pont de la Guillotière, devant la rue de la Barre, plusieurs dizaines de canettes de gaz lacrymogènes ont été tirées par les forces de l’ordre, mettant ainsi en danger les manifestant·es confronté·es à un goulot d’étranglement et risquant de chuter de la trémie. Le camion de Solidaires a été la cible de tirs répétés. Des policiers ont même été aperçus relançant des pavés sur les manifestant·es. Le canon à eau a été utilisé contre le service d’ordre intersyndical et contre la banderole du carré de tête.
Sur la place Bellecour, alors que la majeure partie des manifestant·es s’était dispersée, le camion de Solidaires en cours de rangement a fait de nouveau l’objet de tirs répétés de gaz lacrymogènes, mettant en danger les camarades encore sur la place et ainsi que ceux sur le camion qui démontaient le système de sonorisation.
Cette répression antisyndicale contre notre organisation et contre nos camarades de l’intersyndicale est inadmissible. Elle constitue une atteinte inacceptable aux libertés fondamentales d’expression et de manifestation.

Que cherche la Préfecture du Rhône ?

Attend-elle un drame pour changer sa politique ?

A qui cette escalade de la violence policière profite-t-elle ?

Que devons-nous répondre à nos camarades blessé-e-s et et traumatisé-e-s par un tel déchaînement de violences ?

L’union syndicale Solidaires du Rhône réclame des explications claires et publiques à la Préfecture du Rhône.

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